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C Comme Cinéman

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Transformers 3 : La face cachée de la lune *** : ma critique du film !

Transformers 3 : La face cachée de la lune *** : ma critique du film !

Transformers-3-La-face-cachee-de-la-lune.jpgMichael Bay nous offre ici le dernier opus de sa trilogie Transformers.

Après un second épisode en demi-teinte, décrié par les fans et rejeté par la critique, mais rencontrant malgré tout un excellent succès public, le cinéaste avait promis de corriger les défauts de son film dans ce dernier épisode toujours produit par Steven Spielberg. La bande-annonce offrait déjà son déluge d'images toutes plus spectaculaires les unes que les autres. Le spectateur d'aujourd'hui peut-il être encore bouche bée au cinéma ? Rarement sans doute, sauf peut-être devant Transformers !

Surpassant les deux précédents épisodes, Transformers 3 : La face cachée de la lune est probablement le film le plus impressionnant qu'il m'ait été donné de voir. L'inventivité du réalisateur est sans limite. Servie par les effets spéciaux éblouissants des magiciens d'ILM, l'action va crescendo du début à la fin du film, Michael Bay nous réservant de temps à autre quelques moments de répit bienvenus qui manquaient au précédent épisode. Plusieurs scènes défient l'imagination : la scène de l'autoroute surclasse toutes les courses-poursuites automobiles jamais vues au cinéma ; la scène de l'immeuble qui s'effondre efface toutes les séquences des films catastrophes les plus cultes. Le final est proprement ahurissant.

Tout ceci est criant de réalisme : Michael Bay a tourné dans plusieurs rues de Chicago, jamais sur fond vert ; les effets spéciaux donnent l'illusion de bout en bout, ce qui nous permet d'entrer immédiatement dans l'histoire. Les excellents bruitages participent également à ce réalisme, mais aussi... la 3D.

Depuis Avatar, personne n'avait su exploiter dignement la 3D : Michael Bay l'a fait. Le relief donne encore plus d'impact à certaines scènes, celle des hommes-volants par exemple (tournée d'ailleurs « pour de vrai »), mais pas uniquement aux scènes d'action : c'est tout le film qui en profite, démontrant s'il le fallait que la 3D doit être prévue dès la pré-production pour avoir de l'intérêt. Assisté de James Cameron, Michael Bay nous livre ici une 3D efficace, soignée, indispensable même pour apprécier pleinement le film.

Le scénario était le gros point noir de Transformers 2 : La revanche. Michael Bay a fait amende honorable et nous livre ici une histoire efficace, non dénuée de rebondissements, qui entraîne le spectateur sur un rythme soutenu jusqu'à la fin du film. Shia LaBeouf est une nouvelle fois excellent dans le rôle du gamin à qui rien ne réussit mais qui sauve le monde une fois de plus ; Rosie Huntington-Whiteley remplace avantageusement Megan Fox : elle joue bien mieux et paraît presque plus sympathique, mais son rôle reste encore anecdotique (disons « visuel ») ; Patrick Dempsey est là où (pour une fois) on ne l'attendait pas, et s'en tire plutôt bien ; John Turturro, enfin, nous fait son numéro d'agent toqué... pardon secret, avec un certain talent : il n'est pas pour rien dans l'humour du film, loin de la grivoiserie des précédents opus malgré la présence des parents du héros, toujours aussi insupportables de lourdeur.

La musique de Steve Jablonsky, toujours appropriée, manque malheureusement de lyrisme dans certains combats : pourquoi n'avoir pas repris les excellents thèmes des précédents films ?

Bref, qu'on se le dise : Michael Bay est et restera longtemps, grâce à ce troisième Transformers, LE réalisateur des plus impressionnants blockbusters du cinéma hollywoodien.

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